"Ne rien préférer à l’amour du Christ"
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MÉDITATION
de la semaine avec ...

Sainte Catherine de Sienne
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DÉCEMBRE 2018 -
PAX No. XLII

Devenir Oblat

Moniales bénédictines

Avec Dom Prosper Guéranger...

Saint Suaire de Turin

Zita de Habsbourg, dernière Impératrice d'Autriche
Oblate bénédictine
1916-1989

Chant grégorien

Psautier
monastique

OBLATS / OBLATES


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OBLATS / OBLATES

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   « Écoute, mon fils, les préceptes du Maître et prête l’oreille de ton cœur. Reçois volontiers l’enseignement d’un si bon père et mets-le en pratique, afin de retourner par l’exercice de l’obéissance à celui dont t’avait éloigné la lâcheté de la désobéissance. C’est à toi donc maintenant que s’adresse ma parole, à toi, qui que tu sois, qui renonces à tes volontés propres et prends les fortes et nobles armes de l’obéissance, afin de combattre pour le Seigneur Christ, notre véritable Roi. »

Prologue de la Règle de Saint Benoît

LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT

Pensée de la semaine
Prier pour soi-même est un instinct de nature. Prier pour les autres est un instinct de grâce.
Saint Jean Chrysostome


  Veni, redemptor gentium

Veni, redemptor gentium a été composé par Saint Ambroise de Milan (340-397). La forme actuelle de l'hymne commence en fait par la deuxième strophe d'Ambroise. Le verset d'ouverture original était Intende, qui regis Israel.
La preuve en faveur de la paternité de saint Ambroise est, en partie, due à une mention passagère de la part de saint Augustin. Saint Augustin a été baptisé par Saint Ambroise et était un de ses bons amis. Saint Augustin mentionne et cite trois des hymnes canoniques de saint Ambroise : Aeterne rerum Conditor, Deus Creator omnium et Iam surgit hora tertia. Saint Augustin mentionne ensuite indirectement Veni, redemptor gentium. Au lieu de donner le titre complet, il ne donne qu'une brève citation du milieu de l'hymne, qui correspond à celle du Veni, redemptor gentium. L'hymne est également mentionné par d'autres auteurs de l'époque comme étant de saint Ambroise. Le pape Célestin le mentionne dans un sermon contre les Nestoriens, qu'il a prêché devant un synode à Rome en 430. Le Pape l'attribue à Saint Ambroise. De même, Mgr Faustus, évêque de Riez (455 ap. J.-C.) et Cassiodore (mort en 575) le citent également et l'attribuent à saint Ambroise.

L'hymne n'est pas utilisé dans le Breviarium Romanum, mais apparaît dans la Liturgia Horarum. Il est utilisé comme hymne de l'Avent pour l'Office des Lectures de l'octave d'avant Noël.

Viens, rédempteur des nations
fais voir la Vierge qui enfante
que tous les siècles s'émerveillent
enfantement digne d'un Dieu.

Non pas d'une semence d'homme
mais par le souffle de l'Esprit
le verbe de Dieu s'est fait chair
et le fruit du ventre a fleuri.

Le sein de la Vierge s'émeut,
sa virginité reste intacte ;
brillez, étendards des vertus,
car Dieu se trouve dans son temple.

Qu'il s'avance hors de sa chambre,
royal palais de la pudeur,
ce géant à double nature,
pressé de parcourir sa route !

Égal à ton Père éternel,
revêts la chair comme un trophée ;
affermis notre corps infirme
de ton éternelle puissance.

Ta crèche déjà resplendit,
la nuit exhale un éclat neuf :
que nulle nuit ne le ternisse,
qu'il brille d'une foi sans fin.

O Christ, ô Roi plein de bonté,
gloire à ton Père et gloire à toi,
avec l'Esprit Consolateur,
à travers l'infini des siècles.

 

SUGGESTIONS DE LECTURE ...
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La vie de saint Jean-Baptiste d'après les hauts-reliefs de la cathédrale d'Amiens, sur fond de chant grégorien (Rorate Caeli, introït du IVe dimanche de l'Avent).

  Rorate caeli desuper

       

TEXTE LATIN

R/. Rorate Cæli desuper, et nubes pluant justum.

1. Ne irascaris Domine, ne ultra memineris iniquitatis. ecce civitas sancta facta est deserta, Sion deserta est, Jerusalem desolata est, domus sanctificationis tuae et gloriae tuae, ubi laudaverunt te patres nostri.

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

2. Peccavimus, et facti sumus tamquam immundus nos, et cecidimus quasi folium universi. et iniquitates nostrae quasi ventus abstulerunt nos, abscondisti faciem tuam a nobis, et allisisti nos in manu iniquitatis nostrae.

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

3. Vide Domine afflictionem populi tui, et mitte quem missurus es : emitte Agnum dominatorem terrae, de petra deserti ad montem filiae Sion ut auferat ipse jugum captivitatis nostrae.

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

4. Consolamini, consolamini, popule meus : cito veniet salus tua quare moerore consumeris, quia innovavit te dolor? Salvabo te, noli timere, ego enim sum Dominus Deus tuus, Sanctus Israel, redemptor tuus.

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

 

VERSION FRANÇAISE

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

1. Ne te mets pas en colère, Seigneur, ne garde plus souvenir de l’injustice. Voici, la cité sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de ta sanctification et de ta gloire, où nos pères avaient dit tes louanges.

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

2. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Tu as détourné de nous ta face, et nous as brisés sous le poids de nos fautes.

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

3. Vois, Seigneur, l’affliction de ton peuple, et envoie celui que tu dois envoyer : envoie l’Agneau, le maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de ta fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

4. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple : vite viendra ton salut, pourquoi es-tu consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en toi ? Je te sauverai, n’aie pas peur, moi, je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, ton Rédempteur.

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste

« Ton Dieu sera ta lumière éternelle »

 


Qu'ils sont donc heureux, qu'ils sont dignes d'envie, les serviteurs que le Maître, à son retour, trouvera vigilants. Une vigilance bienheureuse qui les tient éveillés pour la rencontre de Dieu, le Créateur de l'univers, dont la majesté remplit toutes choses et les dépasse toutes.

Et pour moi qui suis son serviteur, malgré mon indignité, Dieu veuille m'éveiller du sommeil de mon indolence. Qu'il fasse brûler en moi le feu de l'amour divin ; que la flamme de son amour monte plus haut que les étoiles ; que brûle sans cesse au-dedans de moi le désir de répondre à son infinie tendresse.

Ah ! s'il m'était donné de pouvoir tenir à longueur de nuit ma lampe allumée et ardente dans le temple du Seigneur ! Si elle pouvait éclairer tous ceux qui pénètrent dans la maison de mon Dieu ! Seigneur, accorde-moi cet amour qui se garde de tout relâchement, que je sache tenir toujours ma lampe allumée, sans jamais la laisser s'éteindre ; qu'en moi elle soit feu, et lumière pour mon prochain.

Ô Christ, daigne allumer toi-même nos lampes, toi notre Sauveur plein de douceur, fais-les brûler sans fin dans ta demeure, et recevoir de toi, lumière éternelle, une lumière indéfectible. Que ta lumière dissipe nos propres ténèbres, et que par nous elle fasse reculer les ténèbres du monde.

Veuille donc, Jésus, je t'en prie, allumer ma lampe à ta propre lumière, et qu'ainsi, à cette clarté, m'apparaisse le Saint des saints où toi, Prêtre éternel des temps éternels, tu fais ton entrée sous les portiques de ce temple immense. Qu'à ta lumière je ne cesse de te voir, de tendre vers toi mon regard et mon désir. Alors, dans mon cœur, je ne verrai que toi seul, et en ta présence ma lampe sera toujours allumée et ardente.

Fais-nous la grâce, je t'en prie, puisque nous frappons à ta porte, de te manifester à nous, Sauveur plein d'amour. Te comprenant mieux, puissions-nous n'avoir d'amour que pour toi, toi seul. Sois, nuit et jour, notre seul désir, notre seule méditation, notre continuelle pensée. Daigne répandre en nous assez de ton amour pour que nous aimions Dieu comme il convient. Remplis-nous de ton amour jusqu'au plus intime de nous-mêmes, qu'il nous possède tout entiers et que ta charité pénètre toutes nos facultés, pour que nous ne sachions plus rien aimer sinon toi, qui est éternel. Alors les grandes eaux du ciel, de la terre et de la mer ne pourront éteindre en nous une si grande charité, selon cette parole du Cantique des cantiques : Les grandes eaux n'ont pu éteindre l'amour.

Qu'en nous se réalise, en partie tout au moins, ce progrès de l'amour par ta grâce, Seigneur Jésus Christ, à qui est la gloire dans les siècles des siècles. Amen.

DE L'IMITATION DE JÉSUS CHRIST 

« Je vous ai envoyé mes serviteurs les prophètes... »

 

Mon fils, écoute mes paroles, paroles pleines de douceur, qui surpassent toute la science des philosophes et des sages de ce monde. Mes paroles sont esprit et elles sont vie, elles ne doivent pas être évaluées par le jugement humain.

On ne doit pas les faire servir à une vaine complaisance, mais les écouter dans le silence et les accueillir en toute humilité, avec un grand amour.

— Et j'ai dit : Heureux l'homme que tu instruis, Seigneur, et à qui tu enseignes ta loi, afin de lui adoucir les jours mauvais, et de ne pas le laisser sans consolation sur la terre.

— Moi, dit le Seigneur, j'ai instruit les prophètes dès le commencement, et jusqu'à ce jour je ne cesse de parler à tous; mais beaucoup sont sourds à ma voix et endurcis.

Le plus grand nombre écoute le monde plus volontiers que Dieu ; ils suivent plus facilement le désir de leur chair que le bon plaisir de Dieu.

Le monde promet des biens passagers et médiocres, et on le sert avec beaucoup d'avidité ; moi, je promets des biens sublimes et éternels, et les cœurs des hommes demeurent engourdis.

Qui donc me sert et m'obéit en toute chose avec autant de soin que pour servir le monde et ses dirigeants ? ~

Serviteur paresseux et maussade, rougis donc de ce que ces hommes se montrent plus disposés à se perdre que tu ne l'es à vivre.

Ils trouvent plus de plaisir à la vanité que tu n'en trouves à la vérité.

Pourtant, ils sont souvent trompés dans leur espérance, tandis que ma promesse ne déçoit personne et ne renvoie jamais les mains vides celui qui met en moi sa confiance.

Ce que j'ai promis, je le donnerai, ce que j'ai annoncé je l'accomplirai, si du moins l'on demeure jusqu'au bout fidèle à mon amour.

C'est moi qui récompense les bons, et qui éprouve fortement tous les hommes dévoués.

Grave mes paroles dans ton cœur, médite-les attentivement ; car, au moment de la tentation, elles te seront très nécessaires.

Ce que tu ne comprends pas lorsque tu le lis, tu le découvriras le jour où je te visiterai.

Je continue de visiter mes élus de deux manières : par la tentation, et par la consolation.
Et chaque jour je leur propose deux leçons : l'une en reprenant leurs vices, l'autre en les exhortant à faire grandir leurs vertus.

Celui qui connaît mes paroles et les méprise aura quelqu'un pour le juger au dernier jour.

  Tota Pulchra es

   

   Tota pulchra es est une prière dédiée à la Vierge Marie. C'est l'abrègement de la formule latine Tota pulchra es, Maria qui signifie Tu es toute belle, Marie en français.

   Ce chant est très ancien. Il vient du XIVe siècle et son auteur est anonyme. On trouve les paroles Tota Pulchra Es dans le cantique des cantiques : Tu es toute belle, mon amie, et en toi il n’y a point de défaut. (Ct 4:7).

   Les mots Tota Pulchra Es se trouvent également dans la prière O Sanctissima.

   La prière souligne la beauté de la Vierge Marie. Le corps miroite l'âme : cela est le sentiment exprimé par les fidèles. L'Ave Regina souligne aussi sa beauté par les vers Salut, splendeur radieuse et Belle entre toutes les femmes.

   Le 8 octobre 2004, Jean-Paul II a fait remarquer, en faisant allusion à cette prière, que la beauté de Marie miroite celle du Christ. Ce poème fait référence à l'Immaculée-Conception, parce qu'il dit que la faute originelle n'est pas en Marie. Aussi, puisque Marie ne subit pas le péché originel, elle est comme la Nouvelle Ève. La formule Toi, la gloire de Jérusalem renvoie au livre de Judith (Jdt 15:9).

 

Tota Pulchra es

 

Vous êtes toute belle, ô Marie, toute belle ! 
Il n'y a pas de tache en vous. 
Quelle grâce répand, quel charme rayonne 
Votre Conception immaculée ! 

Vous avancez, telle l'aurore rutilante,
Apportant la joie du salut. De vous, 
Dieu notre Christ, le Soleil de justice 
A surgi, ô Porte étincelante du jour ! 

Vous êtes, tel le lys entre les épines, 
Entre toutes les filles, la Vierge bénie. 
Comme la neige votre robe resplendit, 
Comme le soleil, votre face. 

En vous, nous espérons la vie et la vertu, 
Et la grâce, et la voie à toute vérité. 
A votre suite nous accourons sous l'attrait 
Qui émane de vos parfums. 

Jardin clos, puits scellé, paradis de la grâce, 
Vierge sainte, Mère de Dieu :
Voici que fuit l'hiver, la pluie et les nuées :
Déjà l'on voit pointer les fleurs. 

Sur notre terre un chant très doux s'est fait entendre :
Chant de la tourterelle ou voix de la colombe. 
Ô parfaite Colombe, en hâte, ouvrez vos ailes, Prenez votre essor et venez !

 


   

« Heureux ceux qui ont faim et soif de justice »

Le Seigneur a dit : Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Cette faim n'a rien de corporel, cette soif ne désire rien de terrestre. Elles aspirent à être rassasiées de justice et, lorsqu'elles ont été introduites dans le secret de tous les mystères, elles souhaitent être comblées du Seigneur lui-même.

Heureuse l'âme qui convoite cette nourriture et qui brûle de désir pour une telle boisson : elle n'y aspirerait pas si elle n'avait déjà goûté quelque chose de sa douceur. Elle a entendu l'Esprit qui fait parler les prophètes, quand il lui disait : Goûtez et voyez comme le Seigneur est doux ! Alors elle a reçu comme une parcelle de la douceur d'en haut, elle s'est enflammée d'amour pour cette volupté très pure. Aussi, méprisant tous les biens corporels, elle a brûlé de toute son ardeur pour cette nourriture et cette boisson de la justice, et elle a saisi la vérité de ce premier commandement qui dit : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton esprit et de toute ta force. Car aimer Dieu n'est rien d'autre que désirer la justice.

Enfin, de même que le souci du prochain se rattache à l'amour de Dieu, ainsi la vertu de miséricorde s'unit à ce désir de la justice, si bien qu'il est dit : Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

Reconnais, chrétien, la valeur de ta sagesse ; comprends à quelles récompenses tu es appelé, et par la pratique de quels enseignements tu les obtiendras. La Miséricorde veut que tu sois miséricordieux ; la Justice, que tu sois juste, afin que le Créateur apparaisse dans sa créature et que, dans le miroir du cœur humain, resplendisse l'image de Dieu exprimée par les traits qui la reproduisent. Ta foi peut être assurée, si elle s'accompagne de la pratique : tout ce que tu désires viendra à ta rencontre, et tu posséderas sans fin ce que tu aimes.

Et parce que tout est pur pour toi grâce à ton aumône, tu parviendras aussi à la béatitude que le Seigneur promet ensuite lorsqu'il dit : Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ! Quelle grande félicité, mes bien-aimés, pour laquelle est préparée une telle récompense ! Qu'est-ce donc qu'avoir le cœur pur, sinon s'appliquer aux vertus qui viennent d'être énumérées ? Voir Dieu, quel esprit peut concevoir, quelle langue peut exprimer une telle béatitude ? C'est cependant ce qu'on obtiendra lorsque la nature humaine sera transformée : ce ne sera plus comme une image obscure, dans un miroir, mais face à face, qu'elle verra, telle qu'elle est, la divinité que nul être humain n'a jamais pu voir. Et alors, ce que personne n'avait vu de ses yeux ni entendu de ses oreilles, ce que le cœur de l'homme n'avait pas imaginé, elle le possédera dans la joie indicible d'une éternelle contemplation.


LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT


À la suite de Sainte-Gertrude...

C’est là notre Dieu, qui nous a aimés d’un amour invincible, d’une charité inestimable, d’une dilection inséparable, qui s’est uni la substance d’un corps de notre terre, pour qu’il pût être Epoux, pour qu’il pût avoir une épouse. Il nous a aimés de tout lui-même, et l’aimer c’est être son épouse.

 

 

Benedictine
Oblates

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What is a Benedictine oblate?

St. Gertrude
Virgin and Abbess

Gertrude the Great

The life and Révélation
of Saint Gertrude
the Great

St. Mechtildes
The Love of the
Sacred Heart

St. Mechtildes

The life of
St. Mechtildes

Prayers of
St. Gertrude
and
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The Life of Our Most
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