Ne rien préférer à l’amour du Christ "
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Moniales bénédictines

Avec Dom Prosper Guéranger...

Saint Suaire de Turin

Zita de Habsbourg, dernière Impératrice d'Autriche
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AVEC LA RÉSURRECTION DU CHRIST
L'HISTOIRE DU MONDE N'EST PLUS LA MÊME,
ELLE PREND SENS !

TOUT EST DÉSORMAIS CHANGÉ !
NOUS MARCHONS VERS LA PAROUSIE ET LA VIE ÉTERNELLE !

 

 

Quand l’embryologie éclaire les paroles du « Je vous salue Marie » (II)



 


« Saint Augustin a vu une civilisation qui s’effondrait »

Particulièrement mis à l’honneur depuis l’élection de Léon XIV, l’enseignement de saint Augustin est une précieuse ressource pour penser notre monde en crise, explique le Père Michel, chanoine du prieuré de l’abbaye de Lagrasse à Pau (Pyrénées-Atlantiques) et coauteur d’Augustin avec nous (éditions Fayard).

Pourquoi faites-vous de saint Augustin le «père de lOccident chrétien»?

Père Michel: Dabord, parce que sa conversion personnelle lui a permis de penser comment convertir le monde encore largement païen dans lequel il était né, celui de la Rome antique. Ainsi, il mettait en avant le fait que le cœur de la vie humaine réside dans la recherche de Dieu, cest-à-dire dans une recherche de la vérité qui nest pas seulement philosophique ou conceptuelle, mais qui aboutit à la découverte du Christ. Pour Augustin, au centre de la civilisation chrétienne se trouve la personne de Jésus, le Verbe incarné. Le deuxième point, c’est que ce Dieu qu’il a cherché partout – à l’extérieur, dans la gloire, dans la richesse, dans l’ambition –, il a fini par le trouver à l’intérieur: «Mais toi, tu étais plus intime que lintime de moi-même et plus élevé que les cimes de moi-même» comme il le dira dans Les Confessions. Saint Augustin a fait de lintériorité un point central. Enfin, dans La Cité de Dieu, il explique quune civilisation ne peut tenir que si elle vise un au-delà en rendant un culte à Dieu, c’est-à-dire qu’elle n’est pas toute-

puissante.

Saint Augustin a connu la chute de l’Empire romain et la présence des Vandales aux portes d’Hippone… Quels enseignements en tire-t-il?

Nous pouvons faire un parallèle avec notre époque, parce que le monde d’Augustin vit une crise culturelle, identitaire, philosophique, religieuse, mais aussi fiscale, administrative et même une crise migratoire. Saint Augustin voit une civilisation qui s’effondre. Ses contemporains, d’ailleurs sont paniqués et s’interrogent: si Rome seffondre, quest-ce qui va rester debout? Augustin a alors le génie de dire que les civilisations humaines sont mortelles. Rome peut seffondrer, ce nest pas très grave! Quand, en 410, Rome est mise à sac par les barbares et que les réfugiés arrivent à Hippone avec un sentiment de fin du monde, Augustin leur explique que notre cité se trouve dans les cieux. Nous ne sommes chargés de faire tenir la cité de la terre que dans la mesure où elle nous permet de rallier la cité céleste, c’est-à-dire l’éternité. Donc, d’une certaine manière, saint Augustin nous permet de relativiser les crises politiques et même les crises de civilisation en nous disant que notre destinée n’est pas sur cette terre.

Que retenez-vous de l’homélie prononcée par Léon XIV lors de la messe célébrée le 14 avril en la basilique Saint-Augustin d’Annaba (ex-Hippone)?

Le Pape a commenté la description de l’Église primitive au chapitre 4 des Actes des apôtres. C’est ce texte  sur lequel saint Augustin s’appuie pour dire ce que doit être l’Église: « un seul coeur et une seule âme, orienté vers Dieu. » Le pape affirme que ce critère est celui de la vraie réforme de l’Église: « Aujourdhui encore, nous devons accueillir et mettre en œuvre cette règle apostolique, en la méditant comme un critère authentique de réforme ecclésiale : une réforme qui, pour être vraie, commence par le cœur et qui, pour devenir efficace, concerne chacun. » Il annonce ainsi la réforme intérieure et spirituelle qu’il veut mettre en oeuvre.

Dans quelle mesure peut-on parler d’Augustin comme d’un Africain?

Si l’on peut dire qu’Augustin est un Africain, c’est d’abord parce qu’il est Romain et que l’Afrique était la plus belle des provinces romaines! À son époque, on vit en Afrique exactement comme on vit à Rome. Dans toutes les petites villes africaines se trouvent un forum, des temples, un amphithéâtre, des jeux du cirque LAfrique du Nord, cest Rome au soleil, cest la Côte dAzur de lEmpire! En revanche, ce qui est notable, cest quAugustin a vécu dans une Afrique berbère et sa mère, sainte Monique, était d’ailleurs une Berbère. Saint Augustin a vécu au milieu de populations mélangées, mais qui avaient un creuset commun: la romanité.

Peut-on aller jusqu’à dire qu’il est un pont entre les deux rives de la Méditerranée?

Oui, à condition de ne pas se tromper. Ce pont, ce n’est pas simplement de la complaisance ou une unité de façade. Dans un célèbre passage des Confessions, il évoque la question de l’amitié à travers le souvenir de la mort d’un ami. Il en arrive à la conclusion que la vraie amitié ne peut se fonder que sur la recherche commune de la vérité. Dès lors, on peut dire qu’il n’y aura pas d’unité possible entre les peuples s’il n’y a pas une recherche sincère de Dieu.

Cette année encore a été marquée par une augmentation du nombre de catéchumènes. En quoi saint Augustin, baptisé à 32ans, peut-il nous éclairer?

La grande leçon, c’est que les catéchumènes ont besoin d’être introduits aux mystères de la foi. Augustin a beaucoup hésité avant de demander le baptême. Pendant longtemps, il n’a pas compris le catholicisme: il voyait dans l’Évangile un livre rudimentaire, mal écrit, incompréhensible et qui lui paraissait grossier. Il a fini par ouvrir les yeux grâce à la fréquentation dun évêque, saint Ambroise, rencontré à Milan, qui a su avec pédagogie lui faire découvrir la saveur de l’Écriture et la profondeur du mystère. À notre époque aussi, les catéchumènes – et les âmes droites! cherchent Dieu. Mais ce qui manque, ce sont des prédicateurs qui sachent leur faire découvrir la profondeur du mystère. Un autre point qui a été très important dans la conversion dAugustin, cest la découverte de la liturgie. Il a été profondément ému par la beauté des chants entendus dans la cathédrale de Milan. Cet amoureux de la beauté sest dit que si ces chants étaient si beaux, cest parce que Dieu était présent. Et il me semble que, pour aujourd’hui aussi, la beauté et le sacré sont des voies importantes vers Dieu.

Léon XIV fêtera un an de pontificat le 8mai. Le Pape confirme-t-il être un pontife augustinien?

Assurément: saint Augustin a été lobjet de quelque 200 citations depuis le début du pontificat! Saint Augustin affleure derrière chaque phrase de LéonXIV, qui a un mode de pensée augustinien. Le point principal, cest que lunité quil veut pour l’Église nest pas une unité de convenance ou diplomatique, mais une unité fondée sur le Christ. LéonXIV ne cesse de parler de la centralité du Christ et de lunité entre catholiques. Il nous dit que si nous voulons être un, alors il faut nous unir sur lessentiel. C’est sa devise: «In Illo uno unum», «En Celui qui est un, soyons un».

 





« Ô mon doux Sauveur, accordez-moi la jouissance éternelle de votre Présence »

« Ô Amour ! Ô mon Roi ! Ô mon Dieu ! Ô Jésus, l’unique objet de ma tendresse ; recevez-moi à l’heure même sous l’aimable protection de Votre Sacré Cœur, afin que je vive toute à Vous. Attirez-moi par la douceur de votre Amour, et prenez possession de moi... A cet instant même, prenez-moi, et jetez-moi dans cette vaste mer de Votre immense Charité. Sans aucun délai, jetez-moi dans cette fournaise ardente de votre Amour, et m’y tenez jusqu’à ce que par la violence de l’incendie j’y sois consumée et réduite en cendres. Là, ô mon doux Sauveur, consolez-moi par Votre aimable Présence. Là, faites-moi goûter le prix du Sang qui m’a racheté. Là, faites-moi entendre la douce Voix de votre belle et charmante dilection, et appelez-moi à Vous. Là, recevez-moi dans les embrassements de Votre infinie Charité. Là, dans la suavité de votre Esprit, tirez-moi au-dedans de Vous-même et submergez-moi dans l’abîme de Votre parfaite Possession. Là, enfin, accordez-moi la jouissance éternelle de votre Présence ; parce que mon âme Vous désire uniquement, ô Jésus, de tous les objets aimables de ce monde, le plus Aimable et le plus Cher à mon cœur ».






  


L'un des plus grand maître
de la spiritualité catholique

Un chapitre paraîtra chaque semaine

- textes choisis -


VIII - L'esclavage du péché




Litaniae Sanctorum

 

LE PURGATOIRE

Livre en 16 articles qui paraîtront successivement les 1er 3e et vendredi des prochains mois.

Ces articles sont un sommet de théologie spirituelle rarement atteint sur le sujet du dogme catholique de la Communion des Saints : interrelation constante de l’Église militante, souffrante et triomphante. L’auteur nous demande de nous insérer dans une union mystique commune avec nos frères et sœurs qui demandent notre aide par nos prières dans l’amour miséricordieux du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Ayant lu et méditer les articles de ce livre, il est impossible de ne pas pratiquer et partager cette dévotion découlant du divin amour !

       

Chapitre XI

L'EXCELLENCE DE LA CHARITÉ CHRÉTIENNE
ENVERS LES ÂMES AU PURGATOIRE
(suite)

 

À LIRE ...

 

     



  

Sainte Brigitte de Suède (1303-1373) se voit confier un message destiné au pape par la Vierge Marie

Le 30 décembre 1370, les cardinaux réunis à Avignon (France, Vaucluse) élisent le nouveau pape : Pierre Roger de Beaufort, qui monte sur le trône de saint Pierre sous le nom de Grégoire XI.

A cette époque, le Seigneur charge Brigitte de dire au Souverain pontife qu’il doit retourner à Rome (Italie) et réformer la curie.

Quelques jours après l’élection pontificale, la sainte envoie un ami romain, Latino Orsini, porter une lettre au nouveau pape contenant ce récit : « Une personne qui veillait en priant, entendit une voix mélodieuse qui lui parla ainsi : “Ce que je vais te dire, tu en feras part au pape Grégoire. De même qu’une mère accourt en toute hâte pour réchauffer l’enfant bien-aimé qui gît à terre, ainsi moi-même, la Mère de miséricorde, j’en agirai avec Grégoire s’il retourne à Rome… ; si, comme un pasteur charitable, il est décidé à verser des larmes de compassion sur la perte éternelle des âmes confiées à ses soins ; si, enfin, il a l’intention d’améliorer l’état de l’Église... En même temps, je l’avertis des conséquences qui amèneront sa désobéissance : sa vie sera abrégée, et il sera appelé au jugement de Dieu. S’il se contente de retourner à Rome sans y accomplir mes prescriptions, la mort se hâtera pour lui” ».

Grégoire XI, le dernier pape français de l’histoire, sait que cette révélation est authentique. Il fait dire à Brigitte qu’il est résolu à retourner à Rome dès que possible et annonce publiquement en février 1374 son départ d’Avignon. Il pénètre finalement dans la Ville éternelle le 17 janvier 1377. La papauté d’Avignon a vécu.

Les révélations de sainte Brigitte ont été approuvées par trois papes et par le concile de Bâle (Suisse) en 1436. Elle a été canonisée en 1391 et saint Jean-Paul II l’a nommée copatronne de l’Europe en 1999.

Source : d’après sainte Brigitte de Suède, Révélations, IV, 139-140.



   
À méditer ...

Dieu a prévu de toute éternité que l’homme viendrait vers lui

Tout âme raisonnable a pour source le vrai Dieu : elle doit choisir ce qui lui convient et rejeter ce qui lui déplaît, car elle connaît au fond d’elle-même ce qui est bon et ce qui est mauvais. Dieu, qui est unique, a conçu dans l’énergie de son cœur une œuvre précise et unique, et cette œuvre, il l’a démultipliée de façon magnifique. Car Dieu est un feu vivant, un feu par lequel les âmes respirent, feu qui existe avant le commencement, qui est l’origine et le temps des temps. La volonté de Dieu pénètre entièrement le monde périssable, elle y inspire le terme du monde, qui est l’éternité.

La toute-puissance de Dieu possède la rondeur d’une tempérance faite d’équilibre, elle n’a ni commencement ni fin, et a toute amplitude pour accomplir ce qu’elle désire, sans exception aucune. À la perfection qui permet à la puissance de Dieu de tout soumettre est joint l’amour, comme une sorte de quiétude dans l’action : c’est que l’amour accomplit parfaitement la volonté de Dieu – source de paix. L’amour revêt cependant différentes parures, aussi nombreuses que les vertus agissant dans l’homme : l’amour est la source de tout bien. L’homme doit diriger vers ce vrai soleil toutes les intentions de son cœur.

C’est dans ce regard d’amour que la prescience de Dieu se manifeste : amour et prescience s’accordent l’un à l’autre. (...) L’homme qui choisit de se soumettre à l’amour aime ce qui est en Dieu, il contemple Dieu dans la pureté de sa foi, il ne lui offre rien de mortel, mais s’installe dès maintenant dans les joies célestes et Dieu a prévu de toute éternité qu’il viendrait vers lui.

Sainte Hildegarde de Bingen

Soyez ce que vous voyez

Ce que vous voyez, c'est du pain et une coupe. Il peut vous venir à l'esprit cette pensée : « Notre Seigneur Jésus Christ, nous savons d'où il a pris chair : de la Vierge Marie. Il est mort, il est ressuscité le troisième jour – le jour qu'il avait voulu –, il est monté au ciel, là il siège à la droite du Père : comment ce pain est-il son corps ? Et la coupe, ou ce que contient la coupe, comment est-ce son sang ? »

Frères, s'ils sont appelés sacrements, c'est parce qu'en eux on voit une chose, mais qu'on en comprend une autre. Ce que l'on voit a un aspect matériel, mais ce qui est compris a un fruit spirituel. Si tu veux comprendre le corps du Christ, écoute l'Apôtre dire aux fidèles : Vous êtes le corps du Christ et ses membres (1 Co 12, 27). Si donc vous êtes le corps et les membres du Christ, c'est votre sacrement qui est posé sur la table du Seigneur : vous recevez votre propre sacrement. Le pain n'est pas fait d'un seul, mais de nombreux grains. Quand vous avez été baptisés, c'est comme si vous aviez été imprégnés d'eau. Quand vous avez reçu le feu de l'Esprit Saint, c'est comme si vous aviez été cuits, pour ainsi dire. Soyez ce que vous voyez, et recevez ce que vous êtes.

St Augustin d'Hippone

« Ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas »

La Vierge Marie a enfanté Jésus Christ, elle l'a réchauffé dans ses bras, elle l'a enveloppé de langes et l'a entouré de soins maternels. C'est bien ce même Jésus dont nous recevons maintenant le corps et dont nous buvons le sang rédempteur au sacrement de l'autel. Voilà ce que la foi catholique tient pour vrai, voilà ce qu'enseigne fidèlement l'Église.

Aucune langue humaine ne pourra assez glorifier celle de qui a pris chair, nous le savons, « le médiateur entre Dieu et les hommes » (1 Tm 2,5). Aucun éloge humain n'est à la mesure de celle dont les entrailles très pures ont donné le fruit qui est l'aliment de nos âmes : celui, autrement dit, qui témoigne de lui-même par ces paroles : « Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel ; si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement » (Jn 6,51). Et en effet, nous qui avons été chassés du paradis de délices à cause d'une nourriture, c'est aussi par une nourriture que nous retrouvons les joies du paradis. Ève a pris une nourriture, et nous avons été condamnés à un jeûne éternel ; Marie a donné une nourriture, et l'entrée du festin du ciel nous a été ouverte.

Considérez, je vous en prie, mes frères, considérez attentivement ce plan de notre rédemption et, avec l’oreille de votre cœur, écoutez la tendresse de Dieu qui s’est penchée sur nous.

Saint Pierre Damien




  

LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT