Ne rien préférer à l’amour du Christ "
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Fête le 9 mars 2026
Françoise Romaine sauve l’une de ses amis du suicide


 

En 1436, devenue veuve et sa famille n’ayant plus besoin d’elle, Françoise peut enfin réaliser ce qu’elle a toujours désiré : mener une vie religieuse. Elle fonde alors une communauté d’oblates qui, par la suite, prendra son nom : les « Oblates de Sainte-Françoise Romaine ». De nombreuses femmes et jeunes filles de son entourage choisissent de la rejoindre. Parmi elles se trouve la fille unique de l’une de ses amies. Si celle-ci accepte d’abord ce sacrifice, les jours passant, la séparation d’avec son enfant devient pour elle de plus en plus insupportable. Persuadée qu’elle ne pourra pas vivre sans sa fille, la malheureuse finit par décider d’en finir avec l’existence…

Les raisons d'y croire

La signora Perna Colluzzi appartient, comme sainte Françoise Romaine, à l’aristocratie romaine du XVe siècle. Cela n’est pas nécessairement un gage de bonheur. Les vies de ces femmes se ressemblent souvent : mariage précoce avec un homme qu’elles n’ont pas choisi, déboires conjugaux, naissances nombreuses et rapprochées, souvent suivies de la mort prématurée des enfants… Françoise Romaine a elle-même traversé ces épreuves. Elle en connaît le poids et ne le sous-estime pas, mais, aidée par la grâce divine, elle ne s’est jamais laissée abattre.

Françoise Romaine est également connue pour vivre dans la présence constante des anges. Bien que ses proches n’aient pas, comme elle, la faculté de les voir, plusieurs d’entre eux – dont son confesseur, qui s’en porte garant – ont été témoins de leurs interventions. Ils constatent la présence d’un interlocuteur invisible qui agit auprès d’elle et opère des prodiges. Les récits attestés sont suffisamment nombreux pour qu’il soit difficile d’y voir de simples inventions pieuses.

Notre première source est la biographie que don Mattiotti écrivit d’elle. Les autorités ecclésiastiques n’ont jamais mis en cause l’authenticité de ce texte ni celle des miracles nombreux qui y sont rapportés. Cette biographie servira d’ailleurs lors de son procès de canonisation. On peut donc tenir pour authentique le fait que Françoise Romaine vit en présence des anges et que ceux-ci interviennent fréquemment dans son quotidien, soit pour l’aider et la secourir, soit pour venir en aide à ses proches.

C’est à cette présence angélique qu’il faut attribuer le miracle qui sauve la vie de Perna Colluzzi. Alors qu’elle est en oraison dans la chapelle du couvent, Françoise Romaine voit, « avec les yeux de l’âme », comme si elle se trouvait auprès d’elle, son amie Perna seule dans sa grande maison. Elle la voit pleurer à chaudes larmes sur la séparation d’avec sa fille, sur sa solitude et sa tristesse. Son désarroi est tel qu’il la rend réceptive aux suggestions des esprits mauvais. Françoise se souvient qu’ils ont déjà tenté à plusieurs reprises d’attenter à la vie de ses proches, notamment à celle de sa belle-sœur, avec laquelle elle était très liée, afin de « la pousser au désespoir ». Elle connaît donc bien leur tactique et sait combien elle peut être redoutable chez des personnes fragilisées par l’épreuve.

Françoise Romaine voit alors son amie s’emparer d’une dague pour la retourner contre elle-même, persuadée que sa vie n’a plus aucun sens et décidée à se donner la mort – acte tenu pour un grave péché. Françoise comprend en même temps que Perna n’est pas dans son état normal. Dans la vision qui lui est donnée pendant sa prière, elle distingue clairement, aux côtés de son amie, un démon qui lui inspire ces pensées de désespoir. L’esprit mauvais « ricane ouvertement », persuadé d’avoir déjà gagné et de pouvoir bientôt s’emparer de l’âme de la malheureuse.

Il ne s’agit pas ici d’un cas de bilocation, comme on en rencontre par exemple dans la vie de Padre Pio lorsqu’il se manifeste, pendant la guerre de 1914, auprès du général Cadorna, qui s’apprête à se suicider, afin de l’en empêcher. L’intervention qui sauve la vie de Perna est d’une autre nature et relève d’une action directe du monde invisible.

En effet, au moment où elle va se transpercer le cœur, Perna, revenue à la raison, témoignera avoir senti très concrètement une main invisible se refermer sur son poignet avec une telle force qu’elle lui fait lâcher l’arme et interrompre son geste fatal. Cette poigne est si puissante qu’elle lui arrache un cri de douleur et laisse sur sa peau pendant plusieurs jours la trace visible de cinq doigts.

Signe qu’il s’agit d’une intervention angélique, la jeune femme a l’impression d’avoir été brusquement tirée d’un cauchemar. Elle retrouve aussitôt ses esprits, délivrée de ses pensées morbides, et ne comprend plus du tout pourquoi elle a voulu attenter à ses jours.

Ce miracle est signalé parmi des dizaines d’autres racontés par le confesseur de Françoise Romaine dans les documents utilisés pour sa canonisation, promulguée le 29 mai 1606 par le pape Paul V. À une époque où, au lendemain de la Contre-Réforme, l’Église examine avec une grande rigueur les phénomènes surnaturels, cette reconnaissance officielle donne un poids particulier à ce témoignage.

 

En savoir plus

Francesca Bussa (Françoise Romaine) est une aristocrate romaine née en 1384. Malgré son attirance précoce pour le cloître, elle se résigne, par obéissance à son confesseur, à épouser en 1396, comme le veulent ses parents, Lorenzo Ponziani, héritier d’une puissante famille.

Bien que son mari soit charmant et que leur union chrétienne dure quarante ans, Francesca tombe malade de chagrin d’avoir dû renoncer à prendre le voile. Elle semble mourante lorsqu’une apparition de saint Alexis lui demande, de la part de Dieu, si elle préfère mourir ou vivre en endurant de grandes souffrances pour l’amour du Christ et montrer le bien que peut accomplir une vraie catholique, même mariée et mère de famille. Pour consoler Jésus et pour le bien des âmes, Francesca accepte de vivre et guérit.

Dès lors, le monde invisible fait irruption dans son quotidien. Le diable, incapable de séduire une âme indifférente aux choses de la terre et qui jeûne et se mortifie sans relâche, tente par tous les moyens d’entraver sa vie mystique et ses œuvres de charité, allant jusqu’à perpétrer des agressions physiques.

Accablée d’épreuves et de malheurs, dont la mort de ses cadets Gian Evangelista et Agnese, Francesca fait de ces drames un tremplin vers la sainteté. Pour la consoler de la mort de ses enfants, Dieu lui donne le soutien d’un archange qui la guide et la protège des attaques démoniaques avant de laisser, plus tard, lorsqu’elle est entrée en religion, la place à une Domination, ange d’un chœur supérieur dont la seule présence met en fuite les puissances infernales. Elle multiplie alors charismes et miracles.

En 1425, elle fonde une congrégation qui prend le nom d’Oblates de Saint-Benoît. À la mort de son mari, en 1436, elle s’y retire, refusant cependant d’en devenir supérieure et préférant mendier pour les pauvres ou se charger des besognes les plus humbles. Il lui faudra une vision de saint Benoît pour accepter finalement le supériorat.

Au début du mois de mars 1441, elle est atteinte d’un mal contracté au chevet de son fils Gian Battista. Elle prédit alors qu’elle mourra avant la fin de la semaine. Elle s’éteint le jeudi suivant, le 9 mars. Elle est aujourd’hui la patronne de Rome.

Spécialiste de l’histoire de l’Église, postulateur d’une cause de béatification, journaliste pour de nombreux médias catholiques, Anne Bernet est l’auteur de plus d’une quarantaine d’ouvrages, pour la plupart consacrés à la sainteté.

1000 raisons de croire

 

 

 


Pourquoi diable le Diable a-t-il suggéré que le Christ l’adore ?

Derrière chaque tentation, Satan a plusieurs motifs cachés – de sorte qu’une tentation d’un péché peut vraiment être conçue pour nous faire tomber dans un autre.

 

Père Henry James Coleridge SJ

Dans cette partie, le père Coleridge nous dit...

  • Comment chaque tentation cache des pièges plus profonds
  • Cette ambition et cet amour du pouvoir peuvent souvent renverser même des hommes disciplinés et spirituels.
  • Pourquoi le culte appartient à Dieu seul, et la gloire mondaine engendre facilement l’oubli et l’ingratitude.

Il nous montre que l’intention pure et la foi humble seules vainquent le diable et maintiennent l’âme fidèle à Dieu.

***

Grossièreté de la seconde tentation

La tentation qui, si l’on suit l’ordre du plus historique des deux évangélistes dont nous dépendons pour ce mystère, qu’il a ensuite attaqué à notre Seigneur, semble à première vue avoir un caractère si grossier, palpable et scandaleux de méchanceté, qu’il devient presque étonnant que même Satan ait eu l’insolence de la proposer à quelqu’un qu’il devait au moins connaître être un homme très saint, ou la folie de supposer qu’il pouvait être proposé avec succès.

« Et le diable le conduisit sur une très haute montagne, et lui montra tous les royaumes de la terre en un instant, et il lui dit : À Toi je te donnerai tout ce pouvoir, et la gloire d’eux, car ils me sont livrés, et à qui je les donnerai. Si Tu veux donc m’adorer devant moi, tout sera à Toi. »

Il convient également de noter que dans cette tentation, il n’utilise plus la forme « Si Tu es le Fils de Dieu ».

Une tentation aussi grossière et scandaleuse était adressée à notre Seigneur Béni ; mais il faut rappeler à nouveau que Satan est dévoré par la fierté la plus intense, aussi habile et subtil soit-il.

Le pouvoir de la tentation par l’ambition

Et on voit souvent chez ceux qui sont ses plus grands instruments parmi les hommes une sorte d’infatuation, née de l’orgueil, de la folie et de l’impolitique que les hommes de la plus grande prudence éviteraient. Il n’y a donc rien de très surprenant dans la vanité transparente, la mendicité et la folie des prétentions que Satan avance ici, et de la proposition qu’il fait.

Néanmoins, en traitant avec l’humanité, il peut souvent constater que de telles tentations, qui font appel à l’ambition, à l’amour du pouvoir et de l’influence, à une concupiscence plus noble que celle de la satisfaction des sens sur lesquels reposait la première tentation, peuvent être bien plus efficaces que les autres.

Car même les hommes spirituels, ceux qui ont vaincu les passions inférieures et peuvent vivre au-dessus de la nature dans le jeûne et la mortification, sont susceptibles de tomber devant les tentations de l’ambition, et nous voyons cela constamment sous nos yeux dans l’histoire de l’Église, dont certaines des pages les plus malheureuses sont celles qui relatent l’amour du pouvoir et les jalousies et rivalités qui en ont détruit les âmes élevées, et entravait, plus que tout, la plus grande gloire de Dieu.

Satan ne pouvait comprendre l’humilité parfaite et la dépendance envers Dieu qui inspiraient la première réponse de notre Seigneur, mais il savait assez bien par expérience que lorsqu’un homme a dompté ses appétits sensuels, il a souvent une conquête encore plus difficile à accomplir pour maîtriser son ambition.

Satan tente à nouveau de découvrir notre Seigneur

Encore une fois, de nombreux auteurs saints remarquent, à propos de cette seconde tentation, qu’elle n’exclut en rien ce second but que Satan aurait conçu dans ses approches vers notre Seigneur, c’est-à-dire le but de découvrir qui Il était, ainsi que le but de Le pousser à pécher.

Il n’y a en effet aucune mention ouverte du Fils de Dieu, aucun défi ouvert à notre Seigneur pour prouver Sa filiation par ceci ou cela, comme dans les autres tentations, et pourtant on peut bien supposer que Satan espérait aussi dans cette tentation de mener notre Seigneur à se révéler. Il a peut-être imaginé, d’après la première réponse de notre Seigneur, qu’Il était sur ses gardes, et ne désirait pas se trahir, et qu’il a donc pu façonner sa seconde attaque dans le but de Le forcer à déclarer qui Il était, s’il était vraiment le Fils de Dieu, en revendiquant comme siens les royaumes du monde, qui, en vérité, ne lui appartenait pas, et en lui demandant de lui accorder cette adoration qui lui était plus due de la créature au Créateur qu’à la créature.

Certainement, si Satan avait lui-même été défié par une revendication ou une offre qui impliquait son infériorité, rien de plus n’aurait été nécessaire pour le faire bouillonner d’indignation et se retourner contre son tentateur avec des paroles d’orgueil outré. Ainsi, peut-être, pensa-t-il que le Fils incarné de Dieu, s’il avait été là avant lui, aurait révélé Sa Majesté en réponse à une proposition aussi insultante, le réprimandant pour sa fausse revendication, et affirmant Son propre droit aux royaumes qui lui étaient offerts à une condition si dégradante.

Mode de la tentation

La manière dont cette tentation a été présentée à notre Seigneur n’est pas expliquée dans le récit des Évangélistes.

Dans cette tentation comme dans la suivante, Satan est autorisé à aller au-delà de simples suggestions, car il a un certain pouvoir de guider notre Seigneur où il le souhaite, et, en effet, dans l’autre tentation, de Le transporter de manière préternaturelle dans les airs. Aucune montagne, bien sûr, ne pouvait être trouvée d’où un œil humain pourrait contempler tous les royaumes de la terre et leur gloire, et pourtant il semblerait que la montagne dont il est question ici ne soit pas aussi visionnaire que la représentation de « tous les royaumes » devait l’être.

Peu de choses, en effet, doivent être la vision, aussi agrandie par le pouvoir surnaturel de l’illusion que Satan fut autorisé à exercer, de toutes les gloires de la terre, et de tout le faste et la splendeur de la Rome impériale, d’Alexandrie, d’Antioche, de Ctésiphon ou de toutes les autres capitales qui auraient pu être représentées dans cette vision, avec leurs provinces sujettes, semblaient aux yeux de Celui dont l’âme humaine, dès l’aube de son existence, avait été familière avec la vue bénie de Dieu et les gloires de Son royaume céleste, surtout lorsqu’Il savait, comme personne ne le sait, dans la perfection des dons du Saint-Esprit, « ce qu’il y avait en l’homme », et ce que valait tout ce spectacle extérieur.

« Arrière Satan »

Et il a dû sembler étrange aux oreilles de notre Seigneur que la possession de biens si périssables et si incapables de satisfaire l’âme puisse être un motif pour commettre un péché aussi énorme que celui de donner à une créature et à l’ennemi de Dieu le culte qui lui est dû seul. Mais notre Seigneur a condescendu à supporter même cette insulte calmement et docilement, pour nous, réprimandant le tentateur, en effet, comme il était nécessaire pour l’honneur de Dieu, « Arrière, Satan ! » tout en lui répondant par quelques paroles de l’Écriture sacrée, qui peuvent servir de lumière et de défense à tous Ses enfants qui pourraient être tentés après Lui de la même manière.

La réponse de notre Seigneur ne mentionne pas directement l’offre qui lui avait été faite, pas plus que la fausseté de la prétention de Satan d’être maître du monde et d’avoir la disposition de ses royaumes et de leur gloire.

Mais bien qu’il n’y ait aucune mention directe du désir de puissance, de richesse et de magnificence terrestres, et donc aucune raison donnée pour refuser de les satisfaire, comme ce fut le cas dans la première tentation, notre Seigneur, après avoir restauré l’honneur de son Père, qui avait été insulté par la proposition du tentateur, cite un passage des Écritures qui semble non seulement interdire directement l’adoration de quiconque mais Dieu, mais aussi, lorsque le contexte est examiné, de souligner le danger que les possessions et la prospérité mondaines apportent de nous faire oublier Dieu, et ainsi, avec le temps, venir à adorer autre chose, que ce soit ce qu’on appelle formellement une idole ou non. Car Moïse, dans le passage cité par notre Seigneur, met en garde sincère le peuple contre un tel oubli et l’ingratitude qui en découle.

« Et lorsque le Seigneur ton Dieu t’aura amené dans la terre pour laquelle Il a juré à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob, et t’aura donné de grandes et belles villes que tu n’as pas bâties, des maisons pleines de richesses que tu n’as pas installées, des citernes que tu n’as pas creusées, des vignobles et des oliviers que tu n’as pas plantés, et tu auras mangé et seras rassasié, veille avec diligence de ne pas oublier le Seigneur, qui t’a fait sortir du pays d’Égypte et de la maison d’esclavage — tu craindras le Seigneur ton Dieu, et tu ne serviras que Lui, et tu jureras par son nom. »

Dangers de l’ingratitude

La richesse et le pouvoir ont ce danger inévitable comme ombre, l’oubli de Dieu et l’ingratitude, et lorsque les hommes sont autrefois plongés dans l’ingratitude envers Dieu, comme nous le savons grâce au récit de saint Paul sur le paganisme dans l’Épître aux Romains, ils peuvent bientôt trouver leur chemin même vers les abominations de l’idolâtrie, actuelle comme morale.

Et si nous prenons les paroles de notre Seigneur comme des instructions contre toute forme de monde, d’amour du pouvoir, d’ambition, et l’adoration virtuelle du diable, dont on parle si souvent dans les Écritures comme le dieu de ce monde, la leçon en vient : nous devons avoir une intention pure de chercher la gloire de Dieu en toutes choses, faire de Son service la fin de notre être et de toutes nos actions, puis même la possession de richesses, matérielles ou intellectuelles, de rang, de haut rang, d’influence et de pouvoir, ne sera pas un obstacle pour nous, mais plutôt le moyen d’accomplir la fin pour laquelle nous sommes créés, et de glorifier Dieu dans le lieu et le temps où Il a fixé notre sort.

 


  

Sainte Françoise Romaine (1384-1440) obtient de la Vierge la libération de son fils : le cheval sur lequel l’enfant est ligoté refuse d’avancer.








« Ô mon Dieu, je Vous offre des actions de grâces et de louanges par votre Fils dans le Saint-Esprit »

« Je Vous salue, ô mon Dieu, le Salut et la Lumière de mon âme. Que tout ce que renferment et le ciel et la terre et la profondeur des abîmes Vous rende grâces pour les bienfaits et les miséricordieuses Bontés dont Vous m'avez comblé, pour le corps et pour l'âme. Et comme le nombre en est si grand que je ne puis en reconnaître la millième partie, je confie ce soin à cette éternelle, à cette immense, à cette immuable Gratitude, par laquelle Vous Vous payez à Vous-même et de Votre propre fond, ô glorieuse et bienheureuse Trinité, toutes les dettes que vos pauvres créatures ont contractées envers Vous, et auxquelles elles ne peuvent suffire. Je me présente devant Vous, vil comme le grain de poussière qu'on foule aux pieds, et je Vous offre par Celui qui, revêtu de ma nature, est assis à la droite de Votre divine Majesté, des actions de grâces et de louanges, dans toute la perfection avec laquelle Vous nous avez donné la Grâce de le faire par Lui dans le Saint-Esprit. »






  


L'un des plus grand maître
de la spiritualité catholique

Un chapitre paraîtra chaque semaine

- textes choisis -


II - LE FAUX BONHEUR DE CE MONDE




Litaniae Sanctorum

 

LE PURGATOIRE

Livre en 16 articles qui paraîtront successivement les 1er 3e et vendredi des prochains mois.

Ces articles sont un sommet de théologie spirituelle rarement atteint sur le sujet du dogme catholique de la Communion des Saints : interrelation constante de l’Église militante, souffrante et triomphante. L’auteur nous demande de nous insérer dans une union mystique commune avec nos frères et sœurs qui demandent notre aide par nos prières dans l’amour miséricordieux du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Ayant lu et méditer les articles de ce livre, il est impossible de ne pas pratiquer et partager cette dévotion découlant du divin amour !

       

Chapitre V

LE PURGATOIRE SELON LES DOCTEURS DE L’ÉGLISE (suite)

 

Pour nous aider à comprendre notre temps et ses maîtres ...

TROIS RÉFORMATEURS

Le monde moderne – dans le sens biblique – ne crois pas au dogme du péché originel ; il croit plutôt en la bonté originelle et à l’optimisme humanitaire universel de l’homme ! Cette doctrine origine principalement du Philosophisme des Lumières, - préparant déjà la Révolution française -, et tout particulièrement du cerveau pervers et malade de Jean-Jacques Rousseau.

Il serait peut-être bon de connaître ce triste personnage en lisant ce qu’en disait Jacques Maritain en son temps. Des surprises vous attendent sur ce grand maître à penser antichrétien, enfant chéri de la pseudo-religion du politiquement correct de notre époque. Bonne lecture !

 

     



  

« Le Rosaire est une prière dont le centre est christologique »

Le Rosaire de la Vierge Marie, qui s'est développé progressivement au cours du deuxième millénaire sous l'inspiration de l'Esprit de Dieu, est une prière aimée de nombreux saints et encouragée par le Magistère. Dans sa simplicité et dans sa profondeur, il reste, même dans le troisième millénaire commençant, une prière d'une grande signification, destinée à porter des fruits de sainteté.

Elle se situe bien dans la ligne spirituelle d'un christianisme qui, après deux mille ans, n'a rien perdu de la fraîcheur des origines et qui se sent poussé par l'Esprit de Dieu à « avancer au large » (Duc in altum !) pour redire, et même pour « crier » au monde, que le Christ est Seigneur et Sauveur, qu'il est « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14, 6), qu'il est « la fin de l'histoire humaine, le point vers lequel convergent les désirs de l'histoire et de la civilisation ».

En effet, tout en ayant une caractéristique mariale, le Rosaire est une prière dont le centre est christologique. Dans la sobriété de ses éléments, il concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique, dont il est presque un résumé. En lui résonne à nouveau la prière de Marie, son Magnificat permanent pour l'œuvre de l'Incarnation rédemptrice qui a commencé dans son sein virginal. Avec lui, le peuple chrétien se met à l'école de Marie, pour se laisser introduire dans la contemplation de la beauté du visage du Christ et dans l'expérience de la profondeur de son amour.

Pape saint Jean Paul II, Lettre apostolique Rosarium virginis mariae sur le Rosaire

 



   
À méditer ...

Porter du fruit

Le Seigneur ne cesse de comparer les âmes humaines à des vignes : « Mon bien-aimé avait une vigne sur un coteau, en un lieu fertile » (Is 5,1) ; « J'ai planté une vigne, je l'ai entourée d'une haie » (cf Mt 21,33). Ce sont évidemment les âmes humaines que Jésus appelle sa vigne, elles qu'il a entourées, comme d'une clôture, de la sécurité que donnent ses commandements et de la garde de ses anges, car « l'ange du Seigneur campera autour de ceux qui le craignent » (Ps 33,8). Ensuite il a planté autour de nous une sorte de palissade en établissant dans l'Église, « premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui sont chargés d'enseigner » (1Co 12,28). En outre, par les exemples des saints hommes d'autrefois, il élève nos pensées sans les laisser tomber à terre où elles mériteraient d'être foulées aux pieds. Il veut que les embrassements de la charité, comme les vrilles d'une vigne, nous attachent à notre prochain et nous fassent reposer sur lui. Ainsi gardant constamment notre élan vers le ciel, nous nous élèverons comme des vignes grimpantes, jusqu'aux plus hautes cimes.

Il nous demande encore de consentir à être sarclés. Or une âme est sarclée quand elle écarte d'elle les soucis du monde qui sont un fardeau pour nos cœurs. Ainsi celui qui écarte de lui-même l'amour de ce monde et l'attachement aux richesses ou qui tient pour détestable et méprisable la passion pour cette misérable gloriole a pour ainsi dire été sarclé, et il respire de nouveau, débarrassé du fardeau inutile des soucis de ce monde.

Mais, pour rester dans la ligne de la parabole, il ne faut pas que nous produisions seulement du bois, c'est-à-dire vivre avec ostentation, ni rechercher la louange de ceux du dehors. Il nous faut porter du fruit en réservant nos œuvres pour les montrer au vrai vigneron (Jn 15,1).

Saint Basile (v. 330-379)

Ô âmes saintes, faites-moi cadeau d’eau fraîche !

Supporte ton exil puisque Dieu le veut. Quel grand gain pour toi ! Je vivrai dans cette vie, ô mon Jésus, et l’espérance et le silence seront ma force, tant que durera cette misérable vie. Et vous, en attendant, faites brûler dans mon cœur, ô mon créateur et mon Dieu, cette belle flamme de votre amour… Ô centre unique de tout mon bonheur, ô mon Dieu, combien devrai-je encore attendre ?... Vous voyez, ô Seigneur, que mon mal est sans remède… Quand donc, ô Seigneur, quand donc ? Jusqu’à quand ?...

Ô âmes saintes qui, libres de tout tourment, êtes déjà heureuses au Ciel dans ce torrent de souveraines douceurs, ô combien je vous envie votre bonheur ! Hélas ! par pitié, puisque vous êtes si près de la fontaine de la vie, puisque vous me voyez mourir de soif en ce bas monde, faites-moi cadeau d’un peu de cette eau très fraîche.

Ah ! âmes fortunées, je le confesse, j’ai trop mal dépensé ma part, j’ai trop mal gardé une pierre si précieuse. Mais vive Dieu ! À cette faute, je sens cependant qu’il y a un remède. Eh bien, ô âmes bienheureuses, faites-moi le plaisir de m’aider un peu ; moi aussi, comme je n’ai pu trouver ce dont mon âme avait besoin dans le repos et dans la nuit, moi aussi je me lèverai comme l’épouse du Cantique des cantiques, et je chercherai celui qu’aime mon âme : « Je me lèverai donc et je chercherai celui que mon cœur aime » (Ct 3,2), et je le chercherai toujours, je le chercherai en toute chose, et je ne m’arrêterai que lorsque je l’aurai retrouvé sur le seuil de son royaume…

Saint [Padre] Pio de Pietrelcina

Vous êtes la lumière du monde

Frères très chers, si nous réfléchissons attentivement au salut de notre âme, nous savons que nous sommes le temple véritable et vivant de Dieu. Dieu n'habite pas seulement dans ce qui est fait de main d'homme (Ac 7, 48), ni dans une demeure de bois et de pierres, mais principalement dans l'âme créée à l'image de Dieu, par la main du Créateur lui-même. C'est ainsi que saint Paul a dit : Le temple de Dieu est saint, et ce temple, c'est vous (1 Co 3, 17).

Tu veux trouver une église brillante ? Ne souille pas ton âme par la saleté des péchés. Si tu veux que l'église soit éclairée, et Dieu aussi le veut, que la lumière des bonnes œuvres brille en nous, et celui qui est aux cieux sera glorifié (cf. Mt 5, 16). De même que tu entres dans cette église, c'est ainsi que Dieu veut entrer dans ton âme, comme lui-même l'a dit : J'habiterai et je marcherai parmi eux (2 Co 6, 16).

Saintt Césaire d'Arles




  

LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT